Eichmann à Jérusalem

Présentation Controverses autour de certains aspects du livre : notamment le portrait qu’Hannah Arendt brosse d’Eichmann et aussi la notion de « banalité du mal », ainsi que l’idée de la collaboration des juifs à leur propre extermination (« Pour un Juif, le rôle que jouèrent les dirigeants juifs dans la destruction de leur propre peuple est, sans aucunLire la suite « Eichmann à Jérusalem »

Condition de l’homme moderne

Préface (Paul Ricoeur) Lien entre Les origines du totalitarismeet Condition de l’homme moderne : le premier = ouvrage de pensée politique qui tente de conceptualiser autant que faire se peut composantes du régime totalitaire. Son explication tourne autour de l’inexplicable, dans la mesure où système totalitaire = inédit, irréductible aux tyrannies et aux régimes autoritaires antérieurs à HitlerLire la suite « Condition de l’homme moderne »

Du contrat social

Introduction Dans CS, Rousseau pose sans cesse des problèmes, met en évidence des tensions inhérentes à la sphère politique. Il paraît en 1762 avec l’Emile. Causent tous deux un scandale mais qui porte avant tout sur les passages touchant à la religion (profession de foi du vicaire savoyard et dernier chapitre du CS).Dès 1743, conçoit projetLire la suite « Du contrat social »

Discours sur les sciences et les arts

Ce discours va à contre-courant de l’opinion en s’attaquant aux Lumières qui valorisent raffinement de l’esprit. Rousseau prend une attitude socratique, ne prétend détenir aucun savoir et ne se soumettre à aucun préjugé, et laisser parler en lui la « lumière naturelle », le « parti pris de la vérité ». Première partie L’esprit a des besoins tout commeLire la suite « Discours sur les sciences et les arts »

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

Texte publié en 1754 en réponse à la question posée par Académie de Dijon. Contrairement au premier Discoursqui a été bien reçu, celui-ci est disqualifiée car n’entre pas dans le format du concours. Ce second Discoursest nourri pas recherches antérieures de Rousseau en vue de l’écriture de ses Institutions politiques. Question de l’Académie = occasion d’un tournant dansLire la suite « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes »

Discours sur l’économie politique

Article publié dans tome V de l’Encyclopédieen 1755 (forte collaboration et amitié de Rousseau et de Diderot à l’époque). Alors que second Discours rejette thèse de la sociabilité naturelle de l’homme, ce Discours sur l’économie politique conserve idée courante et commune aux encyclopédistes d’une sociabilité dérivée des besoins et conçue comme coopération. Cet écrit apporte également deLire la suite « Discours sur l’économie politique »

Lettres à un ami allemand d’Albert Camus

            Les trois premières ont été publiées clandestinement sous l’Occupation (entre 1943 et 1945), la dernière est inédite jusqu’à la Libération. Camus ne condamne en rien les Allemands et n’éprouve aucune haine à leur égard (le « vous » désigne les nazis, et le « nous », bien souvent, désigne les Européens libres : ce sont donc deux états d’esprit, etLire la suite « Lettres à un ami allemand d’Albert Camus »

Le Mythe de Sisyphe. Essai sur l’absurde, d’Albert Camus

Un raisonnement absurde L’absurde et le suicide La singularité de la démarche de Camus réside en ce qu’il fait de l’absurde non un aboutissement mais un point de départ. « Il n’y a qu’un seul problème philosophique sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou non la peine d’être vécue,  c’est répondre à la questionLire la suite « Le Mythe de Sisyphe. Essai sur l’absurde, d’Albert Camus »

L’Homme révolté d’Albert Camus

Les Lettres à un ami allemand, les articles publiés dans Combat et les Carnets (voir surtout les CahiersIV, V et VI) sont pour Camus le terrain d’une réflexion sur la révolte et ses fondements qui culmine dans L’Homme révolté. L’idée de consacrer un essai à la révolte est donc formulée des 1942, et L’Homme révolté est mentionné dans le Cahier V enLire la suite « L’Homme révolté d’Albert Camus »

Y a-t-il de l’impardonnable ?

Le concept de pardon déstabilise la réflexion par l’écart criant entre ses racines solennelles et ses emplois quotidiens triviaux. Le pardon trouve son origine dans le domaine du religieux, comme intrinsèquement lié à la faute, i.e. à un méfait à ce point empreint de gravité qu’il ne faut pas moins que l’infinie magnanimité de DieuLire la suite « Y a-t-il de l’impardonnable ? »