Nietzsche, Crépuscule des idoles

Texte étudié : Crépuscule des idoles, début du ¶37, « Sommes-nous devenus plus moraux ? » « Sommes-nous devenus plus moraux ? — Contre ma notion « par-delà le bien et le mal », il fallait s’y attendre, toute la férocité de l’abêtissement moral, qui, comme on sait, passe en Allemagne pour la morale même — s’est ruée à l’assaut : j’aurais de joliesLire la suite « Nietzsche, Crépuscule des idoles »

La notion d’amor fati dans la pensée de Nietzsche

Le concept d’amor fati, convoqué à plusieurs reprises par Nietzsche, possède sous sa plume, au-delà de son origine stoïcienne, une teneur nettement agonistique. Loin d’exprimer simplement, dans la lignée de l’usage qu’en fait Marc Aurèle, la nécessité d’harmoniser sa volonté et son désir avec la nature du grand Tout que forme le monde, une nature « immensémentLire la suite « La notion d’amor fati dans la pensée de Nietzsche »

Rapport Mathiot sur le bac : quel avenir pour la philosophie ?

Je n’avais guère l’intention de m’épancher sur le fameux rapport Mathiot qui expose des pistes pour réformer le baccalauréat et la structure entière de l’enseignement au lycée. Mais puisque @MrPhi m’a interpellée hier sur Twitter à ce sujet, et étant donné que j’ai passé des heures à décortiquer ce rapport in extenso, autant partager ce queLire la suite « Rapport Mathiot sur le bac : quel avenir pour la philosophie ? »

Lettre aux conspirateurs du silence

Chers conspirateurs du silence,  Votre générosité est décidément sans borne. Non contents d’avoir nourri en profondeur la matière du livre qui porte votre nom, vous venez, une fois encore, de donner vie à son contenu avec une maestria à laquelle aucune de mes analyses ne pourra jamais rendre entièrement justice. Twitter, mon bel oiseau, tesLire la suite « Lettre aux conspirateurs du silence »

This ain’t Hollywood, hun…

Mon cher Raphaël,  J’écoute enfin la chronique que tu as consacrée, le 19 février dernier, à la question de l’auto-défense en cas d’agression sexuelle[1]. Je l’ai trouvée fort instructive. Peut-être pas au sens où tu l’espérais, mais néanmoins suffisamment pour me donner envie de prolonger l’écoute par un dialogue, ce qui est toujours, en soi,Lire la suite « This ain’t Hollywood, hun… »

Jean Guien et Raphaël Enthoven : on n’est pas sorti de la caverne…

On m’a interpellée sur Twitter au sujet du billet de Jeanne Guien expliquant son refus de participer à l’émission Philosophie. Nombreux sont ceux qui l’ont estimé excellent, et certains m’ont reproché de le trouver, pour ma part, mauvais et décevant, m’accusant de ne pas être objective sur le sujet. Je vais donc honorer l’engagement que j’aiLire la suite « Jean Guien et Raphaël Enthoven : on n’est pas sorti de la caverne… »

Quand le féminisme part en couille

Je me souviens d’une époque où le féminisme désignait, au-delà des inévitables tensions et des saines divergences en son sein, la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes portée par un mouvement doté d’outils conceptuels élaborés en vue de penser la domination masculine pour mieux la fissurer. Mais quand je vois se multiplierLire la suite « Quand le féminisme part en couille »

Lettre à Caroline de Haas

Chère Caroline, Pardonne-moi ce tutoiement spontané. Il n’est pas dans mes habitudes, mais je ne sais pas comment matérialiser autrement l’impression qui m’est restée suite à ton échange avec Alain Finkielkraut sur LCI le 13 novembre. Une impression de solidarité. Et de reconnaissance. J’ai souvent été en désaccord avec tes prises de parole publiques. EtLire la suite « Lettre à Caroline de Haas »

Contre un mur : chronique d’un débat sisyphéen sur antionisme et antisémitisme

 « … j’ai compris que tout le malheur des hommes venait de ce qu’ils ne tenaient pas un langage clair. »C’est en ces termes que Tarrou, personnage du roman de Camus La Peste, entend expliquer comment le simple fait de jouer sur les mots, de substituer un terme à un autre à des fins d’euphémisation, par exemple, peutLire la suite « Contre un mur : chronique d’un débat sisyphéen sur antionisme et antisémitisme »

Je ne suis pas Charlie, donc je suis avec Charlie

Je ne suis pas une lectrice assidue de Charlie Hebdo*. J’ai parfois ri en apercevant les dessins qui y sont publiés. Je les ai parfois trouvés de mauvais goût. Et, d’autres fois encore, racistes. Non dans l’intention, mais dans une connotation servie par un manque de lisibilité. C’est le cas du dessin de Riss représentant Aylan, l’enfant syrienLire la suite « Je ne suis pas Charlie, donc je suis avec Charlie »